Retour aux fondamentaux

La vie est un éternel recommencement. Rien n’est jamais acquis, et tout ce qui semblait si simple hier peut devenir beaucoup moins évident le lendemain. Le vélo n’échappe pas à cette règle. Loin s’en faut !

Véritable source de plaisir lorsque l’on a la soquette légère, la tendance s’inverse dès lors que le coup de pédale devient plus heurté. On dit que le vélo ça ne s’oublie pas. Certes. Encore faut-il ne pas oublier justement tout ce qui nous a conduit à savourer ces instants uniques que nous procurent la réussite des objectifs que l’on s’est donné.

Après un hiver beaucoup moins « studieux » que d’ordinaire, de nombreux « égarements alimentaires » m’avaient fait renoncer à regarder en face la balance chaque matin, préférant adopter une attitude désinvolte à cet égard. J’ai fait illusion tant que je restais sur un terrain qui convenait à mes aptitudes et qui me permettait de rester dans ma zone de confort. Les 2 sessions du stage « bornage » fin février et début mars au Bed and Bike de Vénasque m’ont laissé sur une fausse impression d’état de forme. Mais quand il a fallu commencer à changer de braquet, les masques sont tombés…

Stage Bornage Cyclosportissimo | Bed and Bike | Vénasque

No pain, no gain. Littéralement planté sur le bitume à la moindre bosse et à la moindre accélération de mes compagnons de route, j’ai pris en pleine face ce retour de manivelles qui me pendait au nez. Si j’ajoute à cela un tenace syndrome grippal qui m’aura privé de la Flèche Velocio, j’ai connu un mois de mars plutôt délicat.

Pour autant, j’ai toujours voulu croire en des jours meilleurs et je guettais avec impatience ce petit déclic qui vous donne le sentiment que la machine est repartie, que rien ne pourra plus vous arrêter. Faisant à nouveau preuve de plus de rigueur et maîtrisant ma gourmandise, je me suis résolu à « travailler » plus efficacement. Contrairement à mes habitudes, j’ai privilégié les sorties courtes plus intenses et plus régulières aux longs raids entre-coupés de plages de récupération de plusieurs jours. Conscient que rouler pour finalement « promener » le vélo ne m’apportait pas grand chose, j’ai petit à petit commencer à percevoir les signes annonciateurs d’une amélioration lors d’une belle virée sur les contre-forts du Gerbier de Joncs et du Mézenc le 21 avril. Alors certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, c’est bien connu, mais cette ronde des sucs marque néanmoins une étape importante dans ma progressive (re)montée en puissance dans la perspective de l’objectif majeur de ma saison : la Race Across France Challenge.

Sans parler d’effectuer un travail très spécifique, ces sorties, courtes, voir très courtes m’ont appris à mettre rapidement en route le moteur et à le muscler un peu plus, histoire de passer progressivement du diesel au turbo diesel !

Je commence à me rendre à l’évidence que même lorsque l’on est comme un moi un adepte des longues distances, on peut tirer un bénéfice certain à ne pas seulement privilégier l’accumulation de kilomètres, exercice qui finit par devenir banal et qui ne permet pas de progresser. Sans chercher à me sortir complètement les tripes, j’essaie désormais de mettre à profit ces petites sorties qui rythment mes pauses méridiennes ou mes sorties du soir pour hausser régulièrement le ton. J’ai le sentiment de partir de très loin car j’ai toujours fuit les exercices de type « PMA » mais j’avoue commencer à me prendre au jeu et à y trouver même un certain plaisir.

Sortie à vélo matinale BRM400 Strava

Le BRM 400 que j’ai réalisé le 28 avril dernier est venu confirmer que j’étais bel et bien sur la voie de l’amélioration. Le plus dur semble passé. Reste à garder le cap et à faire fructifier une base qui semble solide pour continuer à pédaler le sourire aux lèvres pendant des heures. Car c’est quand même ce que je sais faire le mieux ! Savourer une longue virée à vélo où l’on se sent seul au monde est un pur délice, une sensation unique d’épanouissement, voir jubilatoire. Les kilomètres défilent et telles un métronome, les jambes semblent tourner toujours à la même cadence. On aimerait que cela se prolonge aussi longtemps que possible. Né forte, né piano ma sempre lontano…

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