Je disque j’en pense ;-)

Chacun aura constaté que le débat fait rage lorsque l’on aborde le sujet des disques ! Qu’il s’agisse de la presse spécialisée, des forums, des blogs, les pros et anti-disques se lancent dans des joutes verbales sans fin depuis que l’on commence à voir se multiplier ces petites rondelles d’acier sur nos bons vieux vélos de route.

Alors à mon tour, je me permets donc d’apporter ma vision des choses sur la base de mon expérience et de ma pratique bien que celle-ci soit un peu atypique. Mais il faut bien sortir des chemins battus pour trouver de nouvelles sources de motivation !

Bref, revenons à l’essentiel : les disques sur les vélos de route.

Globalement, je suis plutôt classique dans mes choix matériel. Je reste fidèle à la transmission mécanique, aux roues alu et j’apprécie les cadres qui ne sont pas trop body-buildés. Il y a quelques saisons, je ne me posais même pas la question de savoir si les disques avaient un intérêt sur la route car ce n’était pas un sujet pour moi. Les freins à patins me convenaient. Point barre.

Et puis, j’ai vu des collègues avec des freins disques me déposer « gentiment » dans des descentes anodines en caressant tout juste leurs poignées de freins à l’entrée des virages. Descente propre et parfaitement lissée d’où se dégageait une fluidité désopilante. Ceci m’a interpellé car soit je descendais comme un sac, soit le freinage à disques était la conséquence de ce comportement.

L’idée que le disque pouvait effectivement être un atout non négligeable a donc fait son chemin notamment pour ma pratique que j’ai qualifiée d’atypique quelques lignes plus haut. Je suis en effet un adepte des distances longues, voire très longues sur des parcours marqués par le dénivelé. Roulant en solo et en autonomie, la charge supplémentaire que j’emmène lors de mes périples flirte souvent avec les 3 – 4 kg. Ajoutés à mes 71 kg tout mouillé, il est préférable d’avoir toute confiance dans ses freins lorsque l’on bascule dans la descente d’un col en pleine nuit à plus de 60 km/h.

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J’ai donc franchi le pas en portant mon choix sur le nouvel Axxome GT Disc de Origine Cycles. Une marque française que je connais désormais bien puisque j’ai déjà pu chevaucher un Axxome 250 et un Axxome 350.

En peu de temps, cette jeune marque vendue exclusivement sur internet s’est bâti une belle réputation en raison du coût des vélos qu’elle propose mais aussi et surtout grâce à la qualité de ces derniers et au subtil équilibre entre rigidité et confort qu’elle a su développer.

Opter pour un vélo de route à freinage à disques de chez Origine était donc une évidence pour moi et pour faire un test grandeur il fallait forcément quelque chose qui parle ou qui claque comme diraient certains !

C’est donc la Race Across France Challenge qui a fait office de banc d’essai pour cet Axxome GT Disc. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1100 km, 23 000 m D+, 53 h sur le vélo. Question parcours : passage par le Ventoux, le Galibier, l’Iseran, le Cormet de Roseland, les Saisies, la Colombière… Bref, du lourd, du costaud et du solide !

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Résultat des courses : mais comment ai-je pu faire avant sans freinage à disques !!

Les sensations que j’ai éprouvés dans les descentes ont été exceptionnelles. Un sentiment de sécurité, de confort et de fluidité que je n’avais jamais rencontrés jusque là. Bluffant et grisant…

J’ai effectué la descente du Ventoux de nuit souvent à près de 70 km en ayant un freinage au doigté, juste ce qu’il faut pour amorcer les courbes et en ressortir sans avoir à relancer énergiquement le vélo. ça passait comme sur un rail.

J’ai constaté que j’avais très nettement réduit mon recours aux freins compte tenu du gain procuré en terme de sécurité par les disques. De même, sous les trombes d’eau après Val d’Isère en descendant vers Bourg Saint Maurice, je n’ai jamais été pris en défaut. Toujours ce même freinage au doigté et ce même sentiment de sécurité. Pour rien au monde je ne reviendrai aux patins !

Chapeau au passage à Origine Cycles pour cet Axxome GT Disc qui m’a encore bluffé au delà des disques. On retrouve ce qui a fait la réputation de la famille Axxome, rigidité et confort, mais dans des proportions encore supérieures. Concrètement, la rigidité est renforcée sur le GT Disc, notamment au niveau du boitier de pédalier. On a le sentiment de ne permettre aucun watt. Un coup de danseuse et la machine est relancée, pour ne pas dire propulsée vers l’avant. Ceci permet notamment à mon avis de compenser le petit surplus pondéral du vélo du aux disques. Dans les bosses, on n’est donc pas pénalisé à condition bien entendu d’avoir les jambes qui suivent !

C’est peut-être le seul bémol que l’on peut avoir car mine de rien, l’Axxome GT Disc a un petit côté joueur et l’on se prend au jeu avec lui car les relances qu’il autorise sont grisantes mais au bout d’un moment, il faut bien avouer que l’on ne peut plus jouer ! Fort heureusement, le vélo se montre alors docile et permet de poursuivre sa route sans avoir l’impression d’être planté.

Parcourir les 1100 km de cette première édition de la Race Across France Challenge au guidon de cet Axxome GT Disc aura donc été un réel bonheur. Merci à l’équipe d’Origine et tout particulièrement à Rémy Lefèvre ainsi qu’à Dominique Bard pour son regard avisé sur les questions de matériel.

Ma configuration :

Cadre : Axxome2 GTR Disc TeXtreme 12×142 SpeedRelease (XL)
Fourche : Axxome2 Disc 12×100 SpeedRelease®
Boîtier : Shimano Dura ace Press-Fit
Dérailleur arrière : Shimano Ultegra R8000 GS
Dérailleur avant : Shimano Ultegra R8000
Pédalier : Shimano Ultegra R8000 50/34 compact (175mm)
Cassette : Shimano Ultegra R8000 11-32
Roues : Campagnolo Shamal Ultra Disc HG
Pneus : Continental Grand Prix 4 saisons 25
Potence : Ritchey WCS C-220 (120mm)
Cintre : Ritchey Road Curve WCS (420mm)
Tige de Selle : Ritchey 1B WCS 27.2
Selle : Italia SLR Lite Titane Flow

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Une réflexion au sujet de « Je disque j’en pense ;-) »

  1. Merci Patrick pour ton éclairage plus que complet sur l’utilisation du disque (ou pas d’ailleurs). Il me semble que le réel problème vient plutôt du « j’aime » ou « j’aime pas » car il est tout à fait possible d’utiliser les deux. (ça fonctionne aussi bien) Mais dans l’ensemble je suis assez raccord avec toi sur le fait que tout y est plus souple et facile à la fois sur le terrain mais aussi dans la tête car je suis certain de ne plus avoir de risque d’éclatement du à la chauffe de la surface de frein, mais en même temps ça me convient aussi puisque je monte un, deux, voir trois cols à chaque sortie…
    Merci encore.

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